Pôle emploi, l’incollable des TPE ?

Le conseiller Pôle Emploi – un fin connaisseur du secteur du TPE et des TPE de son secteur

Comment décrypter et construire une fiche TPE moins technique et plus humaine ?

Chaque conseiller, réparti par secteur, connaît bien les entreprises auxquelles il apporte une assistance dans le processus de recrutement. Dans de nombreux cas, des relations se créent entre les gérants des TPE et leur conseiller. Celui-ci acquière une fine connaissance des entreprises suivies et s’imprègne de « l’esprit de ces dernières ». Le conseiller va par « un regard neuf » comprendre une partie ou l’intégralité du fonctionnement de l’entreprise, mais aussi la personnalité du gérant ainsi que de sa manière de diriger son entreprise et de mener son processus de recrutement et d’intégration des nouvelles recrues. L’intégralité des données constituant « l’esprit de l’entreprise » que le conseiller peut recueillir de par ses échanges et ses rencontres avec les entreprises  est une ressource qui pourrait être valorisée. De plus, nos échanges avec les employeurs nous ont montrés que ce qu’ils primaient dans le recrutement, c’était « le savoir-être » du candidat. Nous sommes aussi conscients que « le savoir-être » est une notion subjective propre à chaque entreprise et que finalement derrière cette notion abstraite il se cache la notion de compatibilité humaine entre employeur et demandeur d’emploi. De ce fait, le conseiller peut donc avoir pour rôle de présenter « l’esprit de l’entreprise » voir de le modifier (Le conseiller Pôle Emploi  – une vitrine pour montrer « l’esprit de l’entreprise » et « la marque entreprise » des TPE) afin que les demandeurs d’emploi puissent prendre connaissance des données « sensibles » spécifiques à chaque TPE (histoire de l’entreprise, histoire du gérant, etc.).

Les différentes problématiques de travail identifiées sont donc : comment proposer une nouvelle manière de capitaliser cette matière sensible captée par le conseiller ? Quels principes imaginés pour faire transparente des données plus humaines sur l’entreprise ? Comment utiliser ses informations pour mieux sélectionner les candidats et mieux anticiper la complémentarité entre employeur et demandeur d’emploi ? Comment favoriser cette compatibilité humaine ?

 Je vous conseille de voir l’image de votre entreprise sur internet. N’hésitez pas à faire cet exercice et à remonter jusqu’à la troisième ou quatrième page de votre moteur de recherche pour voir comment on parle sur internet de votre entreprise.

Les premières pistes de solutions à prototyper :

  1.     Le profil de la TPE – Portrait chinois pour mieux s’exposer ;
  2.     La fiche évaluation de l’entreprise.

 

Le conseiller Pôle Emploi  – une vitrine pour montrer « l’esprit de l’entreprise » et « la marque entreprise » des TPE

Comment sortir des critères très conventionnels (effectif salarial, chiffre d’affaire, secteur d’activité, savoir faire, clients, etc.) pour trouver de nouvelles manières de présenter les TPE, les hommes et les femmes qui en sont patrons notamment en valorisant les aspects humains induits par l’échelle réduite de ce type d’entreprise ?

La valorisation des données « humaines » qui constituent « l’esprit de l’entreprise », que nous pourrons aussi qualifier comme étant une partie de la marque entreprise doit être exploitée. Un cadre peut être construit pour exposer ce qui se cache derrière les données conventionnelles, remettre un peu de sensible dans les fiches entreprises, permettre aux demandeurs d’emploi de comprendre ce que les TPE sont et ce que chaque TPE a de spécifique. Comment matérialiser ces données sensibles propres à chaque TPE afin de s’en servir pour la mise en relation employeur et demandeur d’emploi ?  

Et si pôle emploi devenait  cette vitrine pour les TPE numérique lors offrant un espace de présentation autre

Et si chaque conseiller muni de son portefeuille de fiches entreprises construites de façon à faire transparaitre « l‘esprit des entreprises » pouvait tenir une matinée par semaine une permanence pour passer des mini-entretiens avec des demandeurs d’emploi venant du flux.

Et si un classeur de fiche sensible de présentation des TPE était laissé en libre accès à l’accueil ou donné à des conseillers demandeurs d’emploi.

Dans une TPE, on est plus en contact les uns les autres. Si mon bébé a la varicelle, je peux aller mon patron et puis m’arranger. Dans les grosses boîtes c’est plus compliqué : il faut aller voir la RH, la secrétaire de ci, de ca, la directrice de truc. Quand on bosse pour Casino, on voit jamais le directeur du magasin …

Les premières pistes de solutions à prototyper :

  1.     La vitrine numérique des TPE de mon secteur ;
  2.     Le classeur des TPE avec des fiches mettant l’accent sur les données humaines et sensibles de ces dernières ;
  3.     Le binôme conseiller entreprise  et conseiller demandeur d’emploi (pour notamment une appropriation du classeur TPE) ;
  4.     La permanence dans le flux (comme GEODE 84).

Le conseiller Pôle Emploi  – un bon diagnostiqueur, un relais, un sélectionneur, une ressource

Comment capter les besoins humains de l’employeur et mettre en résonnance son histoire avec sa fiche d’emploi ?  Comment faire évoluer certaine pratique managériale de l’entreprise, faire prendre conscience qu’il peut y avoir d’autres alternatives par rapport à la façon de faire actuelle de l’entreprise notamment en terme de recrutement et de salariat ? Comment faire confiance à son conseiller ? Comment légitimer sa posture d’aide à l’embauche ?  

Chaque conseiller par ses échanges, ses rencontres, ses interventions et assistances envers les entreprises peut acquérir une certaine confiance de ces derniers. Ce changement de statut et de regard de la part des gérants de TPE peut constituer un des éléments nécessaires pour légitimer un changement de posture du conseiller afin notamment que ce dernier puisse être plus critique sur l’entreprise et son fonctionnement. La capitalisation des expériences passées des conseillers semble être peu exploitée, mais pourrait aussi constituer un point capital pour légitimer cette nouvelle posture du conseiller entreprise. Comment assumer une posture de conseil et une nouvelle façon de faire en s’appuyant sur des exemples vécus ?  Comment capitaliser les expériences des conseillers pour que cette matière spécifique à leur personne devienne des éléments d’argumentation pour notamment discuter avec les gérants de TPE sur de nouvelles façons de faire leurs recrutements et leurs intégrations ?  

Deux associés qui ont une petite entreprise en informatique m’ont appelé et je leur ai proposé la possibilité dans un premier temps d’écrire avec eux leur offre d’emploi. Ils semblaient un peu stressés. J’y suis allé, cela c’est très bien passé et je pense qu’ils vont me demander de les assister sur toutes leurs démarches de recrutement. 

Il faut que les entrepreneurs se remettent en cause aussi … Je connais un entrepreneur, au début il était carré, hyper hiérarchique, un management de fer. Et puis il a eu un pépin de santé. Il a complètement revu sa manière de fonctionner. Il a été obligé de plus s’appuyer sur ses employés, de les impliquer plus dans la gestion, les décisions etc. Il a été obligé de fonctionner différemment parce qu’il y a eu un événement déclencheur, mais je suis convaincue que c’est une approche qui peut sauver une petite entreprise. Ça redonne du sens au travail.

Le rapport au travail a changé. Souvent les jeunes font une formation en alternance sur 2 ans, et à la fin ils ne prennent pas l’embauche. Ils ont l’impression d’avoir fait le tour de la boîte … Alors vous comprenez que pour le mec qui les a formés, c’est un peu rageant …

Les premières pistes de solutions à prototyper :

  1.     Mon carnet d’expérience ;
  2.     Mon livret d’adresse et la mise en relation entre TPE pour un partage des bonnes pratiques ;
  3.     Le café discussion autour d’une thématique (à la manière de la SGPME).