Scénario extrême 3 / Pôle Emploi Start-up Generation

Philippe, 45 ans, fondateur de la filiale “Talents des Pays de la Loire”

 » Moi je suis un peu représentatif du Pôle Emploi “Start Up génération”. Voilà mon histoire …

J’ai été Conseiller à Dominante Demandeur d’Emploi pendant 6 ans. Franchement, à la fin c’était très répétitif … pas d’évolution de mon poste en vue, pas de perspective de monter en grade … j’envisageais sérieusement de quitter le métier. Mais à cette période, l’organisation managériale de Pôle Emploi a changé du tout au tout.On s’est mis à promouvoir la polyvalence des agents. La première année, ça passait par une liste de tâches tournantes que tous les conseillers étaient amenés à faire en équipe … par exemple la rédaction de la newsletter de l’agence, c’était super formateur, on se mettait dans la peau d’un journaliste sur son propre métier, c’était top. Dans la même veine on nous a proposé de faire des stages immersifs dans d’autres agences, et même dans d’autres organismes d’accompagnement à l’emploi, parmi nos partenaires. Je crois qu’ils avaient vraiment envie de nous transformer en Super-Agents de la lutte contre le chômage … !! Chaque conseiller avait un compte personnel pour évaluer sa progression, faire des demandes de stage, de formation… C’est vraiment devenu une organisation apprenante.

Alors moi si vous voulez, je fais partie de ceux qui ont pris le train en marche. Je voulais me spécialiser dans le conseil RH aux entreprises d’artisanat de luxe (c’est un secteur qui me passionne depuis toujours) et j’ai employé toute ma stratégie pour y arriver. Et hop, deux ans plus tard j’ai fondé ma propre boîte de conseil. C’est un montage un peu particulier, parce que je suis incubé et soutenu par Pôle Emploi, dans la même agence où j’étais initialement employé ! Il y a une vraie incitation à l’intrapreneuriat à Pôle Emploi, la stratégie générale est de permettre à chaque conseiller de développer son business, tout en restant dans le groupe, à la manière d’un label.

Dans le fond ça fonctionne pas mal : moins de bureaucratie, moins de contrôle, plus de liberté d’initiative. Bon après c’est sûr que le service rendu aux usagers est un peu différent d’un territoire à l’autre. Mais bon, c’est aussi comme ça qu’évoque le marché de l’emploi ! «